Assurance Boucherie

Illustration Assurance Boucherie

Quelles assurances lorsque l’on est boucher ?

Une boucherie-charcuterie est exposée à de nombreux risques. Qu’ils soient « classiques », pesant sur tout établissement recevant du public, ou plus dangereux, lors de la préparation, à l’occasion des opérations de découpe et de manutention par exemple. À cela s’ajoutent des problématiques d’ordre sanitaire (gestion de la chaîne du froid, qualité des produits bruts ou transformés) pouvant être à l’origine d’intoxications alimentaires. Comment se protéger ? Voici nos recommandations.

Sommaire :

1. Les assurances essentielles pour votre activité de boucher

2. Les garanties intéressantes pour protéger votre commerce

3. Quels sont les risques liés au métier de boucher ?

1. Les assurances essentielles pour votre activité de boucher

Pour faire face aux nombreux dangers qui pèsent sur son activité, le boucher pourra agir en amont via des actions de prévention, tout en s’assurant de façon personnalisée. De l’assurance multirisque en passant par la responsabilité civile professionnelle (RC Pro), un large éventail d’offres est disponible.

L’assurance multirisque

C’est LA protection incontournable pour tout artisan-commerçant. Si vous exercez le métier de boucher, ne la négligez pas. Elle permet de couvrir les problématiques « courantes », et bien réelles : l’incendie, l’explosion, les dommages électriques, le vol… car cela n’arrive pas qu’aux autres. Elle concerne les biens : on parle alors des dommages subis sur les locaux ou les équipements. Laboratoire, chambres froides, vitrines réfrigérées… La liste des équipements qui peuvent subir des sinistres électriques, être endommagés ou encore rendre l’âme est longue. S’ils vous lâchent, les conséquences financières peuvent être difficiles à assumer, voire insurmontables.
Une couverture dite « complète » vous protège de la meilleure façon possible et permet d’être indemnisé à valeur d’usage ou à neuf d’un équipement ayant subi un dommage.

Évidemment, cela s’effectue dans le respect des règles en matière de prévention. Pour rappel, les vérifications périodiques suivantes sont obligatoires pour certains équipements :

  • Pour les installations électriques : vérification annuelle, ou tous les deux ans sans défaut.
  • Pour les équipements de lutte contre les incendies : vérification annuelle.
  • Les systèmes de ventilation : vérification annuelle.
  • Les installations frigorifiques : tous les ans, à minima.
  • Pour les fours à combustibles (liquides ou gazeux) : vérification mensuelle pour le système d’évacuation de fumées, et semestrielle pour l’ensemble de l’appareil.

Exercer le métier de boucher implique également le port d’équipements de protection individuelle (EPI). Il est essentiel de bien les choisir : gants, masques, blouses doivent faire l’objet d’une sélection rigoureuse. Le prix ne peut être le seul critère déterminant. Au-delà de la sécurité du personnel, qui est primordiale, c’est leur confort et leur productivité qui sont également en jeu.

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Mutuelle santé TNS pour boucher

En tant que boucher, vous pouvez aussi bien avoir le statut de salarié de votre propre entreprise ou être travailleur non-salarié (TNS). Deux options s’offrent alors à vous en matière de complémentaire santé, et sont directement liées au statut que vous retenez.

  • En tant que salarié de votre entreprise, vous pouvez profiter d’un contrat de complémentaire santé « collectif », via une mutuelle. Ceci est obligatoire dans toutes les entreprises depuis l’application de l’accord national interprofessionnel (ANI). Vous devez d’ailleurs proposer une mutuelle avec des garanties d’assurances à minima (c’est le panier de soins) et pouvez alors directement en profiter (en tant que salarié de votre structure). Vous aurez d’autant plus intérêt à sélectionner une complémentaire adaptée et solide. Sachez que la convention collective nationale de la « boucherie, boucherie-charcuterie, boucherie hippophagique, triperie, commerces de volailles et gibiers » impose un niveau de protection pour tous les professionnels du secteur.
  • En tant que TNS, vous devez souscrire une couverture à titre « individuel ». Vous avez alors la liberté de construire un contrat sur-mesure. Avantage fiscal : vos cotisations sont déductibles de votre bénéfice imposable. Vous pouvez également profiter de la couverture prévue par la convention collective. En effet, le régime frais de santé est accessible aux ayants-droits des salariés, aux TNS et à leur famille.

La protection juridique des bouchers

En tant que boucher-charcutier, vous prenez également le risque de devoir faire face à des litiges, avec vos consommateurs, des fournisseurs, des intermédiaires… Que faire si un client vous menace de procès ? Ou si un fournisseur refuse de vous livrer ? Comment traiter ce type de problème s’il se présentait ? Combien de temps cela prendrait-il ? Rassurez-vous, la PJ est là pour vous aider puisqu’elle permet justement aux bouchers d'être accompagnés et conseillés en cas de litige avec un tiers. Vous aurez une oreille attentive et recevrez des conseils pour éviter une procédure en justice… ou pour la mener dans les meilleures conditions si celle-ci devait être actionnée.

La prévoyance professionnelle des bouchers

Boucher est un métier qui demande des efforts quotidiens associés à une vision à long terme, pour que l’entreprise soit pérenne. Comme toute activité commerciale, elle est chronophage. « Soigner » votre prévoyance est donc essentiel. En cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès, vous pouvez disposer d’une protection complète. Pensez-y.

En effet, un « contrat de prévoyance boucher » permet de compléter les prestations de votre régime obligatoire. L’objectif est le suivant : maintenir votre niveau de revenus en cas d’arrêt partiel ou total de travail. En cas de disparition, il renforcera également les prestations décès de votre régime obligatoire et aidera ainsi vos proches dans cette période douloureuse.

2. Les garanties intéressantes pour protéger votre commerce

L’assurance perte de marchandises

Perdre des marchandises à la suite d’une rupture de la chaîne du froid n’est pas une fatalité. Le stock de matières premières est essentiel dans le cadre de votre métier, et l’assurer est capital. Cette garantie se retrouve en général dans le contrat multirisque (en option) et permet une indemnisation des pertes de marchandises en cas de panne ou de dysfonctionnement de vos groupes froid.

La responsabilité civile professionnelle

Pour couvrir les éventuels dommages pouvant survenir à des tiers, souscrivez à la « responsabilité civile professionnelle ». Vous serez ainsi protégé en cas de dommages causés à autrui (de votre fait ou par les employés de votre entreprise), si un client se blesse avec du matériel ou trébuche dans votre point de vente.

La garantie perte d’exploitation

Que se passe-t-il si une chambre froide ne fonctionne plus ? Ou si votre installation électrique n’est pas conforme et que votre commerce doit fermer temporairement ses portes ? La garantie perte d’exploitation vous aidera à maintenir votre activité, et vous protègera face aux conséquences financières qui peuvent résulter d’un tel sinistre. En cas d’équipements endommagés suite à un orage ou un dégât des eaux, leur remplacement sera couvert par la « multirisque ».

En complément, nous vous conseillons de souscrire à la garantie perte d’exploitation, afin de couvrir vos pertes financières liées à la fermeture. Il s’agit d’une indemnité correspondant à la perte de marge brute liée au sinistre. Disposez d’une telle couverture permettra, en cas de problème, une réouverture plus sereine et plus rapide.

La garantie intoxication alimentaire

Si la chaîne du froid connaît un raté, qu’elle n’est pas respectée, et qu’un de vos clients tombe malade à la suite d’une intoxication alimentaire, c’est votre responsabilité qui est engagée. En cas d’intoxication alimentaire, vous êtes donc responsable ! Depuis 2007, tout établissement qui offre un service de restauration a d’ailleurs l’obligation de signer un contrat intégrant la garantie intoxication alimentaire, généralement incluse dans la RC Pro. Notre conseil : même si vous ne proposez pas de restauration sur place, protégez-vous ! Entre les produits issus de la découpe de viande, votre partie traiteur et éventuellement les produits que vous proposez à la livraison, tous les risques doivent être appréhendés. Certaines offres prévoient même une indemnisation de plusieurs millions d’euros en cas d’intoxication alimentaire.

3. Quels sont les risques liés au métier de boucher ?

Une multitude de dangers menace l’équilibre d’une boucherie-charcuterie. Il convient de les connaître et de les anticiper, afin d’être en mesure de les prévenir, et de les assurer de façon optimale :

  • L’infection : le métier de boucher est un métier manuel et la menace infectieuse existe. À la suite de coupures, à cause de mains qui n’auraient pas été nettoyées, de vêtements ou d’outils souillés, la contamination est possible. Les normes d’élimination des déchets doivent être respectées et les EPI doivent être de qualité et sélectionnés avec soin.
  • Chutes et glissades : sur des sols gras, mouillés ou encombrés, la chute (et ses conséquences) peut survenir. Un local rangé, propre, dans lequel chacun évolue avec des chaussures adaptées, représente une base à respecter. Pensez à des sols anti-dérapants et à avoir une ventilation de qualité, notamment si vous effectuez des travaux d’aménagement ou de mise aux normes.
  • Manutention et répétition de gestes : pour réaliser des tâches précises et moins fatigantes, le choix des outils est déterminant. Si possible, au sein de votre commerce, répartissez les tâches aux membres de votre personnel et demandez-leur d’alterner. Vous limiterez ainsi la fatigue, la lassitude, et les accidents. Côté équipement, préférez des rails pour les pièces de viande volumineuses et un matériel de mise à hauteur variable. Dans la durée, la manutention des quartiers et carcasses de viande peut générer des troubles musculosquelettiques pouvant avoir des conséquences lourdes. Autant les éviter en les prévenant le plut tôt possible.
  • Brûlures et coupures : de bons couteaux, bien affûtés, un éclairage adapté… Tout cela contribue à réduire le danger. Le saviez-vous ? Les coupures représentent la majorité (58%) des accidents de travail en boucherie. Choisissez donc un fusil d’affûtage avec une garde de sécurité, par exemple.
  • Incendie et problèmes électriques : formez tous vos employés au fonctionnement des extincteurs. Les consignes en cas de problème doivent être affichées et connues de tous.

En conclusion, pour protéger et pérenniser votre commerce, vous devez avoir l’esprit libre et savoir compter sur une couverture adaptée et solide, prenant en compte tous les risques inhérents à votre métier, et, naturellement, à votre situation, qui n’est pas forcément celle de votre voisin. Composez et choisissez la bonne assurance, et vous pourrez ainsi vous focaliser sur votre métier de boucher. Réalisez votre demande de devis dès maintenant.

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