Les Français ne dorment pas suffisamment !

Publié le 10 juin 2015 - Modifié le 16 février 2018

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Le sommeil est une phase essentielle au bon fonctionnement de notre organisme : dormir permet une récupération physique, psychologique et intellectuelle. Pourtant 36% des français déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil (principalement insomnie et troubles du rythme du sommeil) et moins d’1 sur 5 suit un traitement pour y remédier. Mais ne sombrons pas dans le fatalisme, un peu de méthode pourrait suffire !

Manque de sommeil

À l’âge adulte, nous sommes confrontés à deux principaux perturbateurs de notre sommeil : les contraintes professionnelles (stress, horaires, etc.) et les impératifs familiaux (notamment pour les jeunes parents).

Selon une enquête réalisée pour l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), près d’un tiers des Français dormiraient moins de 7 heures par jour, alors que le besoin habituel de sommeil varie selon les individus, mais se situe généralement entre 7 et 8 heures pour les adultes.

En France, en 50 ans, la réduction du temps de sommeil s’élève à 1 heure 30 environ sur 24 heures. La durée moyenne de sommeil en semaine est de 6h58 pour une population d’adultes de 25-45 ans. Pour l’INSV, une partie de cette diminution est liée à des programmes télévisés de plus en plus tardifs, voire nocturnes et aux développements des télécommunications.

A l’issue de cette enquête, on observe une hausse du temps de sommeil le week-end, qui passe à 7h50 en moyenne. Elle est destinée à « compenser » la dette de sommeil chronique de la semaine. Or, le manque de sommeil ne s’annule pas en 2 jours. Au fil des années, la population française est en dette de sommeil chronique. Cette carence de sommeil affecte plus particulièrement les personnes de 35 à 55 ans qui dorment moins longtemps (6h à 7h en majorité).

Le manque de sommeil est néfaste à tous les niveaux

  • Il entraîne un risque d’accident équivalent à celui de l’alcool : 18 heures d’éveil = Alcoolémie 0,5 g/l et 24 heures d’éveil = Alcoolémie 1 g/l.
  • Il favorise le diabète, les affections cardio-vasculaires, l’anxiété ou la dépression.
  • Un manque de sommeil chronique est souvent associée à l’obésité.
  • Une durée de sommeil inférieure à 5 heures augmente le risque d’hypertension.

Par ailleurs, l’INSV rappelle que les travailleurs à horaires irréguliers sont de plus en plus fréquents. « La réduction chronique du temps de sommeil conduit à une somnolence diurne (durant la journée) excessive, source, en particulier, d’accidents du travail, de la circulation routière ou domestiques » insiste l’Institut.

Un sommeil réparateur, ça se mérite !

Si vous faites partie de cette population qui peine à s’accorder un vrai sommeil réparateur, voici un rituel qui pourrait vous aider :

  • H-6 : 6 heures avec d’aller vous coucher, stoppez toute absorbation de caféine.
  • H-3 : terminez votre verre et arrêtez de consommer de l’alcool.
  • H-2 : finie la séance de gym ou de footing. Posez vos altères, c’est l’heure du repos pour vos muscles. Il est aussi conseillé de finir son repas 2 à 3 heures avant d’aller dormir.
  • H-1 : éteignez tous les appareils électroniques et filez sous la couette. Après extinction des feux, comptez en moyenne 20 minutes i pour vous endormir.

Bon à savoir, la National Sleep Foundation recommande aux adultes un temps de sommeil compris entre 7h et 9h par journée. Et si cela ne suffit pas, usez de la carte « sieste », comme 20 % des Français chaque semaine. 

Lien utile

Pour plus de renseignements, consultez le site de l’INSV, www.institut-sommeil-vigilance.org.