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Les fumées d’un incendie contaminent la marchandise d’un commerce bio

Publié le 9 décembre 2019 - Par Mélanie Le Nicol

Dimitri Vargues dans le rayon fruits et légumes de son magasin bio Amaranthe

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019 à Montluçon (03), la fumée dégagée par un incendie a propagé de la suie dans tout le magasin bio Amaranthe, résultat : 80% de la marchandise du commerce est jetée. Le responsable du magasin, Dimitri Vargues, témoigne.

Le magasin bio pollué à la suie

Amaranthe : un commerce bio de proximité

Situé dans la zone commerciale Saint-Jacques à Montluçon, Amaranthe est sous la gérance de Bernard Dezamais depuis 1994 et Dimitri Vargues est responsable depuis 2016. Aujourd’hui, ce dernier gère l’administratif, la comptabilité et l’équipe.

Lorsque Dimitri parle de son commerce, il parle avant tout de ses clients : « Ce qui différencie notre magasin de beaucoup d’autres c’est la proximité avec les clients : c’est ce contact qui fait que les gens viennent ici pour échanger ». Ce n’est pas seulement un magasin bio, c’est avant tout un commerce de proximité.

Un incendie d’origine criminel...

Dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 septembre 2019, Dimitri Vargues est alerté par les pompiers. Les poubelles extérieures ont pris feu, il s’agirait d’un incendie criminel. Il est 4 heures du matin lorsque Dimitri se rend sur les lieux : « Quand on arrive le matin, ça fait peur. La première chose que j’ai vu de l’extérieur c’était le mur incendié qui était noir de suie. On avait l’impression que l’immeuble allait s’effondrer ». C’est l’intérieur du bâtiment qui a souffert : « Lorsque l’on rentrait à l’intérieur le plafond n’était plus blanc, il était devenu noir ». Les traces de l’incendie étaient visibles au sol, sur les produits, les murs et même au plafond : il y avait par endroits 2 à 3 mm de suie. « Toute la fumée s’est engouffrée dans le magasin par la fente entre le haut du mur et le plafond ».

La police entre dans le commerce bio Amaranthe après l'incendie

Réagir vite face aux obstacles qui s’accumulent

Noir de suie

Malgré le choc il faut agir. La première étape est de contacter l’assureur. Malgré la panne téléphonique que rencontre la MAPA ce jour-là, il réussit à joindre son conseiller le jour même : « La première personne que j’ai appelée, c’était le responsable de l’agence MAPA de Moulins qui a tout de suite pris en charge le dépôt de plainte ». L’expert et l'inspecteur-indemnisateur de la MAPA sont informés dès le lendemain et la décision de fermer l’établissement est prise. Dès le week-end, une équipe de décontamination est mandatée par la MAPA, car la suie était nocive pour l’homme : elle avait dégagé de l’acide chlorhydrique provoqué par le feu de poubelles en plastique. A ce moment-là, les commerçants comprennent que la situation est plus grave qu’elle n’en a l’air. « S’en est suivi un mois de fermeture, c’est ça le plus dur », réagit Dimitri.

… qui provoque même une panne de froid !

« Même à l’intérieur de notre banque réfrigérée de frais, les produits sont noirs. Le mécanisme aspire une partie de l’air ambiant pour renouveler l’air, donc toute la poussière a été inspirée à l’intérieur ». Non seulement les stocks froids sont plein de suie, mais ils ont également lâchés. « La poussière était tellement dense qu’elle a bouché les filtres donc les pompes ont rendues l’âme », explique le commerçant. Et ce n’est pas la première fois que cela se produit : « Il y a 2 ans, on avait perdu notre froid à cause d’une rupture de phase en extérieur sur le disjoncteur ». Comme il y a eu rupture de la chaîne de froid, ils ont été obligés de benner le contenu des frigos, soit l’équivalent de 11 000 € de stocks frais. Le commerçant renchérit : « Ça fait mal au cœur ». La MAPA a remboursé l’intégralité de la marchandise jetée grâce à la garantie arrêt du froid.

L'aération des groupes froids du magasin Amaranthe sont noirs de suie

Un commerce en redressement judiciaire

Lors de l’incendie, le commerce traversait alors une période difficile, il était en redressement judiciaire et de ce fait le banquier ne pouvait accepter de découvert. L’attention était portée sur la trésorerie : « On arrivait en fin de mois et il fallait payer les salaires. Heureusement, le chèque de la MAPA ne s’est pas fait attendre ; on l’a eu assez rapidement ». Les semaines sont passées et la MAPA a permis au commerce d’éviter les conséquences financières trop lourdes liées à sa fermeture. A titre d’exemple, une semaine sans activité représente 40 000 € de chiffres d’affaires en moins pour le magasin. « C’est un peu la peur de se dire : si on a pas le chèque, on ferme la porte parce qu’on a plus rien pour payer » ajoute Dimitri.

1 mois de fermeture

80 % de la marchandise à la casse

L’équipe a dû faire un premier tri entre les marchandises qu’elle pouvait garder et celles qu’elle devait jeter sur les conseils de l’expert. « On a gardé tout ce qui était contenants en verre, boîtes de conserves, tout ce qui ne pouvait pas craindre, qui était totalement hermétique. Mais 80% de la marchandise du magasin est partie  à la casse. En termes de chiffres ça correspond à peu près à 90 000 € de pertes » explique Dimitri. Une fois la marchandise évacuée, l’entreprise de décontamination est intervenue pour nettoyer le mobilier et les produits non jetés. « On ne voulait pas mettre l’équipe au chômage technique » donc les salariés ont tous aidé. Le plus complexe était les bacs de vrac car les saletés vont se loger dans le moindre interstice. L’entreprise compte 200 références de vracs, c’est donc 200 bacs vracs qu’il a fallu démonter et nettoyer un à un soigneusement. « Tout le monde a mis la main à la pâte : s’il y a des difficultés on les affrontent tous ensemble. C’est un drame qui a touché l’intégralité de l’équipe. Il n’y en a pas un qui s’est senti délaissé ou qui ne s’est pas investi ». L’équipe ne s’est pas arrêtée là, car après le nettoyage il a fallu faire la peinture des murs et réaménager le magasin.

Le doute sur la pérennité de l’entreprise

Après deux semaines et demi, un doute s’installe, « On a eu un coup de stress car on en voyait pas le bout ». Avec deux autres concurrents situés dans une zone de 3 kms autour d’Amaranthe. « C’était un peu le coup de panique de se dire “Là on est en train de perdre nos clients... est-ce qu’il vont revenir ?” ». L’inspecteur-indemnisateur explique que la perte d’activité est bien prise en charge : « Ça nous a bien rassuré ». Il propose également d’assurer financièrement la communication pour la réouverture, le commerçant est apaisé : « Pour nous ça représentait quand même une somme assez considérable sachant qu’on avait pas d’entrée d’argent, donc ça fait plaisir ».

Dimitri Vargues en photo devant la façade du magasin bio Amaranthe

La réouverture tant attendue

Le 25 octobre, un mois après l’incendie, Amaranthe est prêt à ouvrir. Dimitri raconte : « Les clients étaient plutôt satisfaits donc ça fait plaisir. Ils reviennent. Doucement, mais ils reviennent ». Même s’il en manque encore à l’appel, les clients sont là : « Il y a beaucoup de personnes qui nous ont dit “On a tout utilisé dans nos placards, on est allé faire les courses nulle part ailleurs on attendait votre réouverture”, si ça c’est pas de la fidélité ! ». C’est notamment la confiance des clients pour l’enseigne Amaranthe qui a été au cœur des décisions prises par les commerçants pour assurer à leur clientèle un service et des produits de qualité.

Recommanderiez-vous la MAPA ?

« Oui c’est une certitude, parce que depuis 3 ans on a toujours eu un bon retour, tout a bien été respecté, il n’y a eu aucun problème. On a eu tout ce dont on avait besoin en temps et en heure alors que c’est toujours une crainte de se dire : est-ce que l’assurance va bien tout régler ? Les échanges se sont toujours bien passés, il y a eu de l’aide, de la compréhension, il n’y a pas eu de chipotage pour quoi que ce soit. » Dimitri Vargues, responsable du magasin Amaranthe à Montluçon (03).

Dimitri Vargues est suivi par l'agence MAPA de Moulins (03).

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