webleads-tracker

Les horaires décalés et leurs conséquences sur votre santé

Publié le 18 avril 2017 - Modifié le 27 juillet 2017

Femme entrain d'éteindre l'alarme de son réveil

Commencer sa journée de travail le matin vers 8h30, la terminer à 17h30, avec des horaires fixes, tous les jours de la semaine, vous en rêvez ?

Vous faites sans doute partie des personnes qui n’ont pas ce rythme « normal » d’organisation du travail, mais plutôt des horaires atypiques. Connaissez-vous les conséquences de ces horaires décalés sur votre organisme ?

Les horaires atypiques concernent 20 % des salariés

Du restaurateur au boulanger, de l’hôtelier au boucher, de nombreux professionnels sont contraints de travailler avec des horaires dits décalés ou atypiques. Pour les professionnels des métiers de bouche, les horaires décalés de manière répétée sont souvent la norme. Selon les chiffres de la DARES (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), 20 % des salariés ont des horaires « habituellement décalés », avec le travail le samedi comme norme, le dimanche assez souvent, et des horaires de nuit.

Ce travail est bien encadré par les conventions collectives. C’est également vrai dans le secteur des métiers de bouche, avec des textes clairs. Le travail de nuit correspond à toute période de travail effectif effectuée entre 21 heures et 6 heures du matin. Chaque heure de nuit effectuée donne lieu à une majoration de 25 % du salaire horaire de base. Les « travailleurs de nuit », c’est-à-dire qui effectuent ces horaires au moins deux fois par semaine ou cumulent plus de 270 heures dans l’année, ont en plus le droit à une compensation, sous forme de jours de repos.

Les conséquences des horaires décalés sur l’organisme

Semaines irrégulières, absence de repos hebdomadaire de 48 heures… Vivre « en décalage », cela signifie des journées souvent longues, de plus de 11 heures, qui ne sont pas sans conséquences. Car le corps humain est une belle machine, une machine de précision, qui n’aime pas être déréglée.

Travailler en pleine nuit, ou avec des horaires décalés, a pour conséquence de modifier le rythme circadien. Le rythme circadien, c’est ce rythme biologique d'une durée de 24 heures environ, avec la présence de phases de sommeil. Parce que tout est bien pensé, les phases de sommeil sont liées aux variations lumineuses. La nuit, on dort. Alors pour qui se lève pour aller préparer du bon pain, préparer un étal de fruits et légumes ou détailler des pièces de viande, le rythme circadien est cassé, interrompu.

Ce bouleversement récurrent entraine plusieurs troubles : des problèmes de sommeil, de la somnolence, une baisse de vigilance globale, mais aussi une certaine irritabilité en journée. Pourquoi tant de changements ? Car le sommeil permet une production hormonale réparatrice, une élimination des graisses, une réparation des muscles, de la peau et des os. Bref, sans ce sommeil, rien ne va plus.

La meilleure solution, c’est la sieste. Puisque vous perdez un ou deux cycles la nuit en travaillant, essayez de les obtenir avec une sieste (entre une 1h et 1h30). Pensez aussi à éviter la consommation de produits stimulants en journée (comme le café, les boissons énergisantes, l’alcool) et essayez de vous constituer une vraie routine. Le rythme reviendra, logiquement.