Mieux comprendre l’impact du changement d’heure sur notre organisme

Publié le 30 octobre 2015 - Modifié le 19 mai 2016

Chaque année, c’est le même rituel. Durant le dernier week-end d’octobre, nos montres doivent être retardées d’une heure pour le fameux passage à l’heure d’hiver. Perturbations du sommeil et de l’humeur sont autant de conséquences possibles du ce « décalage horaire » forcé. Heureusement, des solutions existent pour faire face.

Une habitude héritée des années 70

Ce système a été adopté en France en 1976, en pleine crise pétrolière. Décidée sous le gouvernement Giscard d’Estaing, la mesure avait pour objectif de permettre à notre pays de faire des économies d’énergie et d’émission de CO2, notamment en limitant l’éclairage des rues durant la nuit. Toutefois, si ce dispositif permet de faire de réelles économies, il « dérange » aussi 58% des français1, déboussolés durant plusieurs jours.

Changement d’heure et troubles du sommeil

Le passage à l’heure d’hiver perturbe en effet notre horloge biologique interne et en particulier notre sommeil. Parmi les perturbations possibles : des problèmes d’endormissement, d’appétit, d’attention, de l’humeur ou encore une baisse des capacités de travail. Autant de troubles pouvant persister plusieurs jours après le changement d’heure. Certains scientifiques estiment même que ce changement d’heure est plus néfaste à la santé que le décalage horaire lié aux changements de fuseaux lors des voyages car celui-ci ne se combine pas à un changement d’activité. Enfin, sachez que le passage à l’heure d’hiver peut se révéler plus problématique pour les plus fragiles d’entre nous : les personnes âgées, les enfants et bébés, les personnes déjà physiquement affaiblies ou hospitalisées.

Comment mieux vivre les changements d’heure ?

Un peu de préparation, c’est la clé ! Quelques jours avant la date fatidique, pensez à décaler vos heures de coucher de 10 ou 15 minutes par jour. La veille, programmez vos équipements électriques pour éviter tout stress. Une fois l’heure d’hiver passée, profitez au maximum de l’ensoleillement. Par exemple, autorisez-vous une courte ballade durant votre pause déjeuner. Ainsi vous éviterez la dépression saisonnière. Cures de magnésium, de vitamines mais aussi recours à la luminothérapie sont également des pistes pour vous aider à vivre un hiver serein et en pleine forme !

1 Selon