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Journée mondiale du diabète : symptôme, prévention, dépistage

Prenez en main votre santé, réduisez votre risque de développer un diabète ! Nos conseils pour se protéger, et se faire dépister.

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Journée mondiale du diabète : identifier, prévenir, dépister

Alors que 4,4 millions de personnes vivent avec le diabète en France, cette maladie chronique continue de gagner du terrain. Véritable enjeu de santé publique, notre mode de vie reste le principal facteur de risque du diabète sur lequel nous pouvons agir ! Dans le cadre de la Journée Mondiale du Diabète en France, qui aura lieu le 14 novembre 2026, rappelons comment identifier, prévenir et dépister cette maladie. Aujourd’hui, 4 diabétiques sur 10 ignorent qu’ils le sont. Un diagnostic précoce permet d’éviter les complications et de sauver des vies. Voyons comment lutter ensemble contre le diabète.

Le diabète, qu’est-ce que c’est ? — définition 

Le diabète est une maladie métabolique chronique qui se manifeste par une hyperglycémie, c’est-à-dire un excès de sucre dans le sang. Ce taux de glucose sanguin très élevé indique que l’organisme ne produit plus assez d’insuline, ou qu’il ne parvient plus à utiliser cette hormone pour réguler la glycémie. Cet état durable provoque à long terme des complications graves telles que la dégradation du fonctionnement normal des reins, du système nerveux, du cœur, ou encore des yeux. Le diabète est d’ailleurs un facteur de risque supplémentaire à l’origine de maladies cardiovasculaires, d’AVC, de cécité ou d’insuffisance rénale. 

Quels sont les 3 différents types de diabète ? 

Le diabète de type 1

Le diabète de type 1 s’explique par une sérieuse atteinte des cellules du pancréas qui n’ont plus la capacité de produire de l’insuline. Ce type de diabète est plutôt rare puisqu’il concerne 6 % des cas de diabète en France. On le détecte généralement avant l’âge de 35 ans, chez les enfants et les adolescents. Pour pouvoir vivre, la personne diabétique a besoin de prendre un traitement à vie qui repose sur des injections d’insuline. C’est ce que l’on appelle l’insulinodépendance. Des facteurs environnementaux ainsi qu’une prédisposition génétique pourraient être à l’origine du diabète de type 1.

Le diabète de type 2

Le diabète de type 2 reste le plus fréquent puisqu’il représente 92 % des cas de diabète en France. Il concerne avant tout les personnes de plus de 40 ans, bien que de plus en plus d’enfants soient touchés en raison de l’augmentation des cas d’obésité infantile. Le diabète de type 2 s’explique par une insulinorésistance particulièrement liée à l'hérédité, à l’hygiène de vie ou à l’environnement (ex. mauvais équilibre alimentaire, manque d’exercice physique, exposition aux perturbateurs endocriniens, surpoids). 

Le diabète gestationnel

Le diabète gestationnel fait partie des formes de diabète rares (avec le MODY, LADA ou le diabète provoqué par certaines maladies ou lié à la prise de médicaments) qui représentent 2 % des cas de diabète en France selon la Fédération Française des Diabétiques. Le diabète gestationnel toucherait plus de 16 % des femmes enceintes durant leur grossesse. Cette résistance à l’insuline est liée aux hormones produites par le placenta. Sont davantage concernées par le diabète gestationnel les femmes en surpoids, celles qui entreprennent une grossesse après 35 ans, ou celles qui présentent des antécédents familiaux de diabète de type 2. L’hyperglycémie chronique représente un risque pour le fœtus et reste susceptible d’engendrer des complications au cours de la grossesse. C’est pourquoi cette affection nécessite un accompagnement médical adapté. Bonne nouvelle, le diabète gestationnel est temporaire puisqu’il cesse de lui-même peu de temps après l’accouchement. Attention cependant, car les femmes développant du diabète gestationnel pendant leur grossesse ont 7 fois plus de risque de développer un diabète de type 2 au cours de leur vie (source : FFD). 

Comment reconnaître les symptômes du diabète ?

Le diabète se manifeste par certains symptômes bien spécifiques qu’il convient de prendre au sérieux. Voici les premiers signes qui doivent alerter :

  • la polyurie : se traduit par une envie très fréquente d’aller uriner, de jour comme de nuit, avec un volume d’urines abondant.
  • la polydipsie : désigne une sensation de soif excessive corrélée à l’élimination accrue de l’eau par les urines.
  • la polyphagie : se caractérise par une très forte augmentation de la faim, dont le sentiment peut être permanent.

En présence d’un diabète non traité, d’autres symptômes peuvent apparaitre : 

  • une haleine sucrée ;
  • une grande fatigue ;
  • une perte de poids inexpliquée couplée à une sensation de faim extrême ou bien à une perte d’appétit ;
  • des troubles de la vision (vision floue) ;
  • des douleurs abdominales ;
  • des crampes qui apparaissent la nuit.

Dans le cas d’un diabète de type 2 installé et à un stade avancé, des symptômes supplémentaires sont observables :

  • une mauvaise cicatrisation ;
  • la présence d’infections, essentiellement des muqueuses au niveau des parties génitales ou de la bouche ;
  • une sensation de fourmillements au niveau des extrémités (pieds, mains) ;
  • une peau sèche qui a tendance à gratter.

Quels sont les facteurs de risques à l’origine du diabète ? 

Il existe des facteurs qui augmentent le risque de développer un diabète : 

  • l’âge : le risque de développer un diabète de type 2 augmente avec l’âge. Les personnes de plus de 45 ans sont davantage concernées ;
  • une prédisposition génétique : l'existence d'antécédents de diabète dans la famille. Si l’un des parents est touché par le diabète, vous avez 30 % de risque de développer un diabète. Ce risque est de 50 % si les deux parents sont concernés (source : FFD) ;
  • le surpoids ou l’obésité : premier facteur de risque du diabète, on estime que 80 % des personnes obèses sont diabétiques (source : Institut Pasteur). Pensez à vérifier votre indice de masse corporelle (IMC) en cas de doute ;
  • la sédentarité due à une absence d’activité physique ou à une activité physique insuffisante ;
  • une alimentation déséquilibrée ;
  • une origine géographique plus à risque.

Pourquoi le dépistage du diabète est-il important ?

Le diabète est une pathologie chronique qui, sans une prise en charge rapide et un parcours de soins adapté, plonge le corps dans un état d’acidocétose, pouvant conduire au coma ou au décès de la personne. Un dépistage régulier du diabète permet de diagnostiquer l’affection le plus tôt possible afin d’éviter de graves complications. Dès les premiers symptômes, il est impératif de prendre rendez-vous auprès de votre médecin traitant. En présence d’un ou plusieurs facteurs de risque, votre médecin généraliste peut vous prescrire un test de dépistage par prise de sang, afin de mesurer le dosage de la glycémie à jeun. Ces analyses sanguines peuvent également vous être prescrites par la médecine du travail, ou dans le cadre d’une hospitalisation. 

Comment se faire dépister pour le diabète ? 

Le diabète est identifiable à l’aide d’une simple prise de sang ayant pour objectif de mesurer la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang. Le diagnostic est posé lorsque : 

  • le diabète de type 1 : la glycémie est supérieure à 2 g/l, quel que soit le moment de la journée. Cette anomalie est accompagnée de symptômes.
  • le diabète de type 2 : la glycémie à jeun s’avère égale ou supérieure à 1,26 g/l (ou 7 mmol/l) lors de deux prises de sang à 2 mois d’écart.
  • le prédiabète : la glycémie est comprise entre 1,10 et 1,25 g/l. Ce résultat nécessite un contrôle annuel.
  • le diabète gestationnel : glycémie supérieure à 0,92 g/L à jeun, ou à 1,80 g/L, 1 h après une charge orale en glucose (HGPO), ou 1,53 g/L 2 h après. 

Si l’examen de biologie médicale permet de confirmer l’existence d’un diabète, votre médecin traitant ou un diabétologue vous prescriront un bilan ainsi qu’un suivi médical adapté au diabète :

  • un bilan sanguin : dosage de l’HbA1c, bilan lipidique, bilan de la fonction rénale ;
  • un bilan urinaire pour identifier une possible atteinte rénale ;
  • un rendez-vous chez un ophtalmologue ;
  • éventuellement des examens complémentaires. 

Quels sont les outils de dépistage du diabète ? 

À ce jour, vous avez à votre disposition plusieurs outils de dépistage du diabète. Rappelons qu’un dépistage régulier du diabète permet de détecter 67 % des cas de diabète (source : Assurance Maladie Ameli).

1 — Réaliser le questionnaire FINDRISC : test gratuit

Besoin de faire le point sur votre santé ? Dans le cadre d’une démarche de prévention, le questionnaire FINDRISC est un outil disponible en ligne qui vous permet d’évaluer votre risque de développer un diabète de type 2 dans les 10 prochaines années. Il vous suffit pour cela de répondre à quelques questions au sujet de votre IMC, de votre hygiène de vie, de votre équilibre alimentaire, de votre activité physique…

2 — Effectuer un test sans ordonnance en pharmacie

Un test sans ordonnance est proposé par certaines pharmacies, notamment dans le cadre de la campagne de dépistage qui a lieu début juin durant la semaine nationale de prévention du diabète. Ce test permet de dépister le diabète de type 1, le diabète de type 2 ainsi que d’évaluer le risque de prédiabète. Il s’agit d’un test de glycémie capillaire qui consiste à prélever une goutte de sang sur une bandelette réactive. Puisqu’il ne s’agit pas d’un examen de biologie médicale, le résultat devra être confirmé par une prise de sang dans un laboratoire de biologie médicale si le test indique un niveau de glycémie élevé. Durant la semaine nationale de prévention du diabète, le test en pharmacie est gratuit. En revanche, il vous coutera une dizaine d’euros le reste de l’année, et il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

Ce test en pharmacie est un outil de dépistage intéressant si le questionnaire FINDRISC révèle un risque élevé de diabète, que vous présentez des symptômes associés au diabète, ou bien que vous avez plus de 45 ans.

3 — En parler avec votre médecin traitant 

Si vous avez la moindre suspicion de diabète, au regard du résultat du questionnaire FINDRISC, de vos antécédents familiaux ou bien de l’émergence de symptômes évocateurs, ayez le réflexe d’en parler avec votre médecin traitant. Ce dernier pourra vous prescrire un bilan sanguin adapté afin de déceler un diabète. Ces examens biologiques seront ainsi remboursés par la Sécurité sociale dans le cadre du parcours de soins coordonné, avec une éventuelle prise en charge complémentaire par votre mutuelle santé.

Un dépistage régulier permet de détecter la maladie au plus tôt pour une meilleure prise en charge, à la fois médicamenteuse et non médicamenteuse.

Le dépistage du diabète de type 2 peut également être proposé aux patients âgés de 45 à 50 ans dans le cadre du dispositif « Mon bilan prévention ».

Quelles sont les mesures de prévention du diabète de type 1 et de type 2 ?

L'hérédité reste un facteur de risque important. Pour autant, il est possible de réduire le risque de développer un diabète de type 2 au cours de sa vie, en étant acteur de sa santé au quotidien ! Pour cela, il convient d'adopter une meilleure hygiène de vie :

  • Bouger chaque jour : implémenter une activité physique dans votre quotidien pour rester en bonne santé. Simplement marcher ou faire du vélo chaque jour peut faire la différence. Natation, course à pied, yoga, gymnastique ... trouvez l'activité physique qui vous procure du plaisir pour tenir sur la durée.
  • Manger équilibré : l'éducation nutritionnelle joue un rôle clé dans la prévention contre le diabète. En effet, maintenir un équilibre alimentaire diminue également le risque de développer certaines maladies civilisationnelles, dont le diabète fait partie.
  • Perdre du poids : en cas de surpoids ou d'obésité, vous vous exposez à un risque accru de développer un diabète. Si vous souhaitez perdre du poids de manière durable, n'hésitez pas à demander l'aide d'un professionnel de santé qualifié, tel qu'un diététicien ou un nutritionniste.
  • Bien dormir : bien dormir et se reposer suffisamment permet de diminuer le stress et de réduire la sédentarité en se mettant en mouvement.
  • Prendre soin de soi : l'arrêt du tabac ainsi qu'une réduction ou l'arrêt de l'alcool est toujours bénéfique.

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Dans le cadre des services Santéclair destinés à ses sociétaires, la MAPA propose notamment un accompagnement en nutrition, avec la possibilité de bénéficier de conseils de professionnels et de tarifs privilégiés auprès de diététiciens partenaires.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur votre Espace Perso.

Lutte contre le diabète : des dates clés !

"Agir tôt contre le diabète" : journée mondiale du diabète le 14 novembre 2026-2027

Aujourd'hui, 589 millions d'adultes dans le monde sont atteints du diabète, soit 1 personne sur 9 ( de 20 à 79 ans). Ce fléau progresse de manière fulgurante, et l'on estime que 853 millions vivront avec le diabète d'ici 2050. Face à ce constat, il est urgent d’agir ! La journée mondiale du diabète est une campagne de sensibilisation qui se tiendra le 14 novembre 2026. L'occasion de rappeler l'importance de renforcer le dépistage précoce, mais également de réduire les risques liés au diabète et d'améliorer l'accès aux soins. Informer et inciter à un dépistage régulier du diabète permet de sauver des vies. L'objectif est clair : dépister, prévenir, prendre en charge le plus tôt possible. Suivez l'actualité de la Journée Mondiale du Diabète avec le #AgirTôtContreLeDiabète.

Quand a lieu la semaine nationale du diabète en 2026 ?

La Semaine Nationale de Prévention du diabète de type 2, initiée par la Fédération Française des Diabétiques depuis 2012, se tient chaque année début juin. La 15e édition de cette campagne de prévention qui a eu lieu en 2026 abordait la thématique de l’hérédité. 

Vos questions

À partir de quel taux de glycémie est-on diabétique ?

Quel est le test de dépistage du diabète ?

L'auto test permet-il de diagnostiquer le diabète ?

Comment diagnostique-t-on le prédiabète ?