3 conseils pour ceux qui tiennent à leur boulangerie

Publié le 10 octobre 2018 - Modifié le 15 octobre 2018

Devanture de la boulangerie Olivier François à Béthune après l'indendie

En décembre  2017, Olivier Fransois fête les 18 ans de sa première boulangerie installée à Béthune. Il ne se doute pas alors que, quelques heures plus tard, elle va être entièrement détruite par un incendie. Ce sinistre est le point de départ de plusieurs mois de réflexion et de dialogue avec la MAPA. Avec le recul, il nous fait part de son expérience…

Il est 1 heure du matin lorsqu’Olivier Fransois se rend à sa boulangerie pour découvrir le désastre. La priorité des secours est de circonscrire le feu afin qu’il ne s’étende pas aux maisons voisines. Devant le désastre matériel dont il est le spectateur impuissant, l’absence de blessés reste pour lui une source de consolation. « Le feu a pris le jour de fermeture, explique-t-il. Les salariés n’étaient pas là et les riverains ont été évacués rapidement. Aucun blessé, aucune victime, c’est ce qui m’est apparu le plus important à ce moment-là malgré, le traumatisme de voir mon magasin en flammes. »

1. Se comporter en chef d’entreprise

Débute alors pour lui le temps de la réflexion. Un temps au cours duquel Olivier Fransois conseille de garder la tête froide face à ce type d’événement afin de ne pas se laisser emporter par l’émotion. Les mois qui ont suivi l’incendie les ont en effet forcés – lui et son épouse – à prendre des décisions stratégiques.
La première était de savoir s’ils allaient ou non rouvrir au même endroit.  « Nous ne savions pas qu’en cas d’incendie notre bail – nous étions locataires des murs – devenait légalement caduc. » Le nouveau bail fait alors apparaître un loyer multiplié par deux. Cette charge supplémentaire oriente le couple vers une installation dans un nouveau local. Les recherches qu’ils entreprennent pour le trouver les mènent à un emplacement trop proche de leur deuxième boulangerie, installée elle aussi à Béthune.

Décision est alors prise : le commerce ne rouvrira pas. « En janvier, nous décidions de ne pas rouvrir au même endroit, en mars-avril nous entreprenions de négocier la valeur vénale de l’entreprise et d’utiliser ce capital pour renforcer la boulangerie de Béthune. En mai, le dossier était bouclé avec la MAPA. » Durant six mois, c’est bien le chef d’entreprise qui a utilisé ses compétences de décideur pour transformer cette rupture forcée en un recentrage de son activité. « Avec ma femme, nous sommes des entrepreneurs. Nous ne pouvions pas nous permettre de nous apitoyer sur notre sort et de vivre sur nos acquis. Nous avions la chance d’avoir une autre boulangerie pour passer le cap de ce qui aurait pu être une cessation d’activité. »

Boulangerie Olivier Fransois après un incendie

2. Bien choisir l’assureur

Chaque décision, Olivier Fransois l’a prise en concertation avec la MAPA, présente dès le début. Le matin même qui a suivi l’incendie, son conseiller MAPA était au courant. « Il nous a appelés à 6 heures du matin pour prendre le dossier en charge. Il nous a donné les premiers conseils, expliqué vers qui se tourner et les premières procédures à suivre. » Dans la journée, l’inspecteur régleur rencontrait le chef d’entreprise. Et le jour suivant, l’inspecteur, l’expert et le capitaine des pompiers se réunissaient afin de définir les origines de l’incendie, et ainsi permettre les premières estimations. Tout au long du processus, l’assurance est restée un interlocuteur avisé, ouvert au dialogue et qui a laissé le choix à Olivier Fransois et à son épouse. « À chaque décision prise, la MAPA a été un partenaire constructif. Elle était présente en amont pour dialoguer, et après pour mettre en œuvre, mais jamais pour nous contraindre à tel choix plutôt qu’un autre. »

Boulangerie Olivier Fransois

3. Réévaluer périodiquement la valeur vénale

« Mon conseiller m’avait recommandé depuis longtemps de réévaluer régulièrement la valeur de mon commerce, se souvient Olivier Fransois. Une entreprise évolue. Les investissements sont à actualiser. L’âge de l’entreprise peut aussi jouer. Il faut avoir un niveau de contrat ajusté à la réalité. » Bien lui en a pris de suivre ce conseil : la dernière actualisation du contrat a servi de base de dialogue pour les prises en charge définies avec son conseiller. « L’échange sur la valeur n’aurait pas pu se passer correctement sans le dialogue objectif que j’ai eu avec mon conseiller MAPA, l’inspecteur régleur et l’expert. » Un magasin se vend entre 70 et 110 % de son chiffre d’affaires. Un écart qui peut être important quand chaque partie a des intérêts divergents. Dans le cas présent, Olivier Fransois a été attentif à ne pas être influencé par l’appât du gain ou par la valeur affective qu’il portait à son commerce. Avec la MAPA, ils ont parlé risques, coûts et valeur commerciale dans le cadre défini par le contrat qui les lie depuis 18 ans.

Malgré le choc que représente la perte brutale de son activité, Olivier Fransois insiste : « Nous avons eu la chance, avec mon épouse, de rentrer chez nous le soir et de continuer avec la deuxième entreprise. À cela se sont ajoutés l’ouverture d’esprit et le dialogue avec la MAPA, un plus qui nous permis de passer ce cap difficile. » Aujourd’hui, l’entrepreneur poursuit son développement autrement, mais sereinement.

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