« Il faut être en confiance avec son assureur »

Publié le 23 mars 2018 - Modifié le 6 juin 2018

Philippe Prévost, boulanger-pâtissier à Aulnay-sous-Bois

9 mars 2015, 17 h 30 : Philippe Prévost se trouve dans une réserve du bâtiment où se situe sa boulangerie-pâtisserie à Aulnay-sous-Bois, quand il entend une violente explosion.

Loin d’imaginer qu’il s’agit de l’immeuble où se trouve son commerce, il sort abasourdi pour constater les dégâts. Commence alors pour le boulanger un parcours qui durera trois ans avant la réouverture. Partage d’expérience…

Une explosion fait partie des sinistres exceptionnels, tant par sa rareté que par l’étendue des dégâts matériels qu’elle provoque. Ce lundi 9 mars 2015 restera gravé dans la mémoire de Philippe Prévost. Il s’affaire dans une réserve de sa boulangerie lorsque le deuxième étage de l’immeuble est soufflé par une explosion de gaz. Onze blessés sont à déplorer, sans compter les dégâts importants, dont une partie de la boulangerie et de son matériel. Le périmètre est vite bouclé, inaccessible, Philippe Prévost voit sa vie professionnelle réduite à néant en quelques instants. « J’ai eu beaucoup de chance ce jour-là. Je venais de quitter le bureau qui, lui a été dévasté par l’explosion. La boulangerie étant fermée le lundi, les salariés n’étaient pas là, il n’y avait pas de clients… » Malgré le choc, le boulanger doit rapidement prendre en main les formalités. L’agence MAPA, qui se situe à 200 mètres de son commerce et qui a entendu l’explosion, le contacte sans tarder. L’expert et l’inspecteur régleur de la MAPA arrivent dès le lendemain sur les lieux. La procédure est lancée.

Mettre la clé sous la porte ou poursuivre…

Après un sinistre comme celui-là, la survie de l’entreprise est en jeu. Philippe Prévost n’a qu’une semaine pour se décider : soit continuer et couvrir le risque de la perte d’exploitation, soit arrêter et récupérer la valeur estimée de l’entreprise. N’ayant aucune idée du délai de remise en état de l’immeuble, il opte finalement pour la poursuite de l’activité : « Je ne pouvais pas dire à mes 12 salariés qu’ils perdaient leur emploi du jour au lendemain. J’ai donc choisi de continuer en faisant marcher la garantie de perte d’exploitation de mon contrat MAPA. » Pour éviter le chômage, il rapatrie une partie de ses salariés dans sa seconde boulangerie, en aménageant les temps de travail… le temps d’organiser, avec l’appui des indemnités de l’assurance, l’ouverture d’un magasin temporaire, en face de la boulangerie sinistrée : « J’avais perdu non seulement un lieu de vente, mais également un lieu de fabrication. Pour alimenter le magasin provisoire, je devais réaliser des travaux dans le second local pour créer un fournil et un laboratoire de pâtisserie. Avec l’expert MAPA, nous avons réussi à convaincre les experts des parties adverses, responsables du sinistre, de la nécessité de ces travaux. Cette solution transitoire m’a permis de réaliser 40 % de mon chiffre d’affaires habituel, et ainsi de limiter la perte d’exploitation. »

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Outre la perte d’exploitation, il a fallu estimer les dégâts afin de couvrir les dommages et les matériels. Philippe Prévost conseille : « Il est essentiel d’avoir une idée précise de la surface commerciale exploitée, car les experts des compagnies adverses peuvent venir mesurer avec un laser pour contrôler les surfaces. » Autant de détails qui deviennent prépondérants après un sinistre de cette ampleur. Philippe Prévost poursuit : « Il faut anticiper ces situations dès la signature de son contrat d’assurance, et bien suivre l’évolution de son patrimoine commercial pour revaloriser régulièrement la valeur de ses matériels, mettre à jour son inventaire pour “le jour où…”. Enfin, il faut avoir conscience que les valeurs déclarées dans le contrat servent ensuite de base de discussion avec son assurance. Du chiffre d’affaires HT sont déduites les charges fixes. On ne comprend pas toujours ces subtilités… ».

Comptoir d'une boulangerie-pâtisserie

Enfin, la reprise…

Le 1er décembre 2017, près de trois ans après l’explosion, Philippe Prévost et ses salariés reviennent au 58 boulevard de l’Hôtel-de-ville à Aulnay-sous-Bois.
Le boulanger-pâtissier se félicite du choix de son assurance : « La MAPA a été présente à chaque étape et a avancé l’argent quand j’en avais besoin pour poursuivre mon activité, confirme-t-il. Ils ont une relation particulièrement forte avec les artisans de l’alimentaire, comme moi, et un accompagnement plus expert qu’une compagnie d’assurance généraliste. La plupart des compagnies d’assurances proposent une garantie perte d’exploitation sur une durée maximale d’un an. Mon contrat avec la MAPA m’a permis de couvrir les pertes durant la durée du sinistre. La MAPA m’accompagne même pendant plusieurs mois après la réouverture, le temps de retrouver mon point d’équilibre. » Et si l’on demande à Philippe Prévost ce qu’il conseillerait à un jeune, il répond : « De souscrire un contrat avec la MAPA. C’est déjà extrêmement difficile de vivre un sinistre, il faut être d’autant plus en confiance avec son assureur pour surmonter ces angoisses et pour ces choix professionnels déterminants pour la suite de son activité. »

Le point de vue de Jean-Pierre Perrotin, inspecteur régleur à la MAPA

« M. Prévost indique à juste titre que contractuellement la MAPA, contrairement à d’autres, peut couvrir jusqu’à 2 ans de perte d’exploitation. Dans le cas présent, il y a eu presque trois ans d’interruption d’activité que nous avons pris en charge dans la mesure où, s’agissant d’une explosion, nous disposerons d’un recours contre les responsables. Nous ajoutons que normalement la perte d’exploitation se règle uniquement lors de la reprise de l’activité, mais à la MAPA nous consentons, sous conditions, des avances au fur et à mesure, permettant au sociétaire de faire face à leurs problèmes de trésorerie. »