Apprenez à gérer votre stress

Publié le 10 juin 2015 - Modifié le 22 juillet 2015

Sachez reconnaître les premiers signes du stress pour mieux apprendre à le contrôler.

Le stress, de la réaction naturelle aux pathologies

Aujourd’hui, le stress et ses nombreux facteurs touchent de plus en plus d’individus.

Cette réaction naturelle, considérée comme le « mal du siècle », concerne de plus en plus de personnes, tous horizons confondus, et entraîne parfois l’apparition de pathologies comportementales plus ou moins graves.

Il ne faut cependant pas y voir une fatalité, le stress nécessitant seulement une adaptation à certaines contraintes de la vie quotidienne.

Savoir détecter les premières manifestations du stress

Diverses causes peuvent être à l’origine d’un état de stress plus ou moins important :

  • le travail (dangers liés au métier, manque d’autonomie, charge trop peu ou trop importante, conflits, etc.),
  • la crainte de la maladie pour soi ou ses proches,
  • la peur du chômage et des problèmes financiers,
  • les changements dans la vie professionnelle ou privée (déménagement, changement d’emploi, etc.),
  • les tensions ou les conflits avec la famille et l’entourage.

A ces situations le corps réagit, de manière plus ou moins brutale selon les individus, entraînant deux types de stress : le « bon » et le « mauvais ».

Bien entendu, l’intérêt est de trouver un équilibre entre les deux.

Le « bon stress »

Il se décline en deux phases, la première se traduisant par une accélération du rythme cardiaque et de la tension artérielle, ce qui favorise l’évaluation de la situation et la préparation de la stratégie de réponse. La seconde phase correspond au rééquilibrage de la situation par l’individu.

Dans certains cas une phase d’épuisement peut suivre les deux précédentes, celle-ci mettant en évidence l’incapacité de l’individu à faire face au stress.

Le « mauvais stress »

Celui-ci peut survenir à la suite de tensions trop intenses ou trop longues, donnant naissance à une forme de stress pathologique. Il se traduit par des troubles physiques et psychologiques dont la durée et l’intensité sont variables en fonction de l’individu.

  • Troubles immédiats : hyperexcitation physique, fatigue sensorielle et intellectuelle, irritabilité, agitation ou anxiété.
  • Troubles différés : troubles du sommeil, état dépressif, difficultés de concentration, conduites d’évitement ou repli social et affectif.

Dans des cas plus rares certaines complications peuvent survenir telles que l’apparition de phobies, de perturbations physiques (sueurs, maux de tête, douleurs thoraciques, troubles digestifs, etc.) ou de troubles comportementaux (abus, inhibition, dépression, etc.)

Comment prévenir et soigner ses accès de stress

Plusieurs solutions existent pour diminuer les craintes de chacun et adopter un comportement plus serein en fonction des situations.

Les méthodes « douces » :

  • L’exercice physique, pratiqué régulièrement, permet d’évacuer les nombreuses tensions et frustrations que l’on accumule au cours de la journée et de prévenir ainsi une intensité de stress trop importante.
  • La relaxation propose des exercices agissant sur le rythme cardiaque et respiratoire ainsi que sur la consommation d’oxygène, la tension artérielle et le flux sanguin. Elle permet d’apprendre à mieux contrôler ses émotions et ses réactions face au stress.
  • La prise de vitamines et de minéraux, tels que le magnésium, le calcium et le vitamines B et C, qui agissent sur les caractéristiques biologiques du stress.

Les méthodes « dures » :

  • Le soutien thérapeutique (psychiatre, psychologue, psychanalyste) peut amener le patient à apprendre à ménager son mode de vie et à affirmer sa personnalité afin de contrer les processus de pensées négatives qui favorisent le déclenchement du stress aigu.
  • La prise de médicaments tels que des anxiolytiques ou des antidépresseurs qui sont administrés uniquement dans le cadre de troubles pathologiques. Il permettent notamment de combattre les symptômes obsessionnels ou phobiques dû à une longue exposition au stress.

Parlez-en à votre médecin.