Mal de dos : identifier les symptômes et mieux se protéger avec nos conseils pratiques

Publié le 10 juin 2015 - Modifié le 22 juillet 2015

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Combien de personnes souffrent de problèmes de dos ? De la douleur passagère qui dure quelques heures au mal qui s’installe en profondeur, on estime à 80 % le nombre de personnes qui ont eu, ont ou auront un jour mal au dos (selon le rhumatologue Jean-Yves Maigne, interrogé par Psychologies magazine). « Le mal du siècle » comme il est souvent qualifié n’est pas pour autant une fatalité, et peut être combattu de manière efficace. Si, dès les premiers symptômes identifiés, des actions sont entreprises, et si de bons comportements sont adoptés tout au long de la vie, il est possible d’échapper aux lésions graves. Pour éviter d’en avoir plein le dos, suivez nos conseils.

Comment naît le mal de dos ?

Le dos est un élément essentiel pour le fonctionnement du corps humain au quotidien. Il n’y a pas que les jambes et les bras qui sont sollicités, mais également le dos, sans même s’en apercevoir. Se lever, s’asseoir, se pencher, porter des objets… et recommencer. Le mal de dos peut être lié à toutes ces actions, et plus généralement, lié à une accumulation de ces gestes. Un faux mouvement ? Une sollicitation trop importante ? Le dos dit stop. Il est possible d’identifier plusieurs facteurs à l’origine d’une douleur dorsale. Les personnes qui exercent des métiers physiques et portent des charges lourdes sont exposées au mal de dos, tout comme les personnes qui, au contraire, passent leur journée devant un écran, assises. De même, les mauvaises postures créent des contraintes anormales sur le dos. Il faut le ménager. Pas trop non plus ! Les personnes qui ne font pas assez d’exercices physiques aussi sont exposées au mal de dos. Manquant de souplesse et de tonicité, le dos possède un mauvais maintien. Crac.

Autre cause du mal de dos : l’excès de poids. Chaque vertèbre, et même chaque disque intervertébral, sont alors soumis à une forte pression. Le mal s’installe, avec les kilos en trop. Le mal de dos s’explique-t-il uniquement par des causes physiques ? Non, loin de là. « Les personnes confrontées à des problèmes de mésentente au travail, au célibat, au divorce, à la déprime, ou encore, ayant tendance à somatiser, sont particulièrement concernées par le mal de dos chronique » confie le rhumatologue Jean-Yves Maigne. Le stress aussi est une cause de mal de dos, et c’est ce qui explique que les médecins ne parviennent pas toujours à diagnostiquer « physiquement » le mal de dos.

Les conseils à appliquer pour éviter les douleurs dorsales

En comprenant les causes du mal de dos, il est possible d’adopter de bons réflexes afin d’éviter de s’exposer à cette douleur qui peut se révéler handicapante. Voici notre liste de 3 conseils pour ménager son dos.

 - Surveillez votre posture : qui n’a jamais entendu, enfant, qu’il faut se tenir droit ? Une règle qui s’applique aussi chez les adultes. Oui, on peut s’avachir devant un bon film de temps en temps, mais surveiller sa posture est essentiel ;

 - Pratiquez le(s) bon(s) sport(s) : le surpoids est à éviter pour ne pas rencontrer de problèmes de dos. Le sport est votre ami. Mais pas n’importe quel sport. Choisissez des sports qui aident à préserver une bonne musculature, tout en étant doux avec les vertèbres. Attention aux sports de combat violents pour le corps et aux sports trop répétitifs, qui peuvent créer une asymétrie ;

 - Détendez-vous : soignez votre sommeil. Veillez à avoir un matelas ferme pour un bon soutien (mieux vaut dormir sur le dos ou sur le côté) et détendez-vous. Pas de stress ! Il faut décontracter le corps et l’esprit pour éviter les tensions, qui peuvent engendrer un mal de dos.

Demandant un travail aussi bien physique que mental, la lutte contre le mal de dos est simple et se réalise au quotidien. L’Inpes a édité un guide complet avec des exercices à réaliser facilement, chez soi, pour renforcer son dos et trouver des astuces au travail. Ménagez cette partie clé de votre corps et tournez-vous rapidement vers votre médecin de famille pour un premier diagnostic dès que des symptômes surviennent.