Entre Pros : Christine Tavernier, une poissonnière ambulante sereine

Publié le 10 juin 2015 - Modifié le 13 mars 2017

Poissonnier tenant un poisson dans ses mains gantées

Au volant de son camion, elle fait les marchés autour de La Celle-sur-Loire et assure des tournées dans les villages alentours.

Christine Tavernier est poissonnière non sédentaire. Sociétaire à la MAPA depuis deux ans, elle a pu bénéficier du service de remplacement de véhicule suite à un sinistre, MAPAMAG, qui lui a permis d'assurer la poursuite de son activité.

Avec son camion-magasin décoré de poissons qui rigolent, Christine Tavernier ne passe pas inaperçue sur les marchés autour de La Celle-sur-Loire et dans les villages alentours où elle assure des tournées. Cela fait deux ans, qu'elle est poissonnière non sédentaire. Son camion reflète bien son caractère, elle qui est toujours de bonne humeur et avenante. Pourtant, à 47 ans, la vie ne lui a pas toujours souri.

"Un nouveau challenge"

Diplômée d'un bac comptabilité, elle a toutefois toujours travaillé dans le commerce, le plus souvent sur les marchés, d'habillement d'abord puis de bouche ensuite. Son dernier emploi : elle était poissonnière en supermarché et ce pendant huit ans. « Cette période a été particulièrement difficile. Divorcée, je devais assumer seule l'éducation de mes trois enfants. » Pour faire face, elle a cumulé, en plus de son emploi, les petits boulots le soir et le week-end.

«  Les enfants devenus grands et ne prenant plus aucun plaisir à mon travail, je me suis lancée le challenge de créer ma propre affaire de commerce ambulant. » Alors qu'elle était sur le point de débuter son activité, un gros problème de santé a freiné ses projets. « Je devais commencer le 1er avril, d'où le nom de mon entreprise "Au Poisson d'Avril", » sourit celle-ci, qui malgré le mauvais sort n'a jamais perdu espoir. J'ai donc fait mes premiers marchés huit mois plus tard. »

Depuis, malgré les longues journées de travail, elle s’épanouit pleinement au contact de ses clients, « que je considère pour beaucoup comme des amis » Quand elle va dans les petites communes rurales, loin de tous commerces, elle a parfois l'impression d'assurer « un service public ». « Grâce à mon camion, certaines personnes, notamment âgées, qui ont dû mal à se déplacer, retrouvent le plaisir de manger du poisson frais. » Car Christine Tavernier met un point d'honneur à toujours proposer des produits pêchés la veille. « Chaque matin, je suis livrée par un fournisseur qui descend de Rungis. »

Son rôle a aussi une dimension sociale : « Beaucoup de gens se livrent à moi. Pour certains, je suis la seule personne qu'ils voient dans la journée, je prends donc le temps de discuter avec chacun.»

MAPAMAG, « un vrai service »

Si aujourd'hui, Christine Tavernier est particulièrement sereine dans son activité, malgré le risque d'accidents qui est inhérent à son travail non-sédentaire, elle reconnaît qu'elle le doit aux services offerts par la MAPA, chez qui elle est sociétaire depuis le début de la création de son entreprise. « C'était la seule mutuelle d'assurance à proposer le service de remplacement de véhicule en cas d'accident, dénommé MAPAMAG » Et, elle en parle en connaissance de cause, car un matin un peu distraite, en reculant, elle a endommagé le haillon sur le côté de son camion.

« La MAPA a fait le nécessaire pour que je bénéficie d'un véhicule de prêt. J'ai pu me rendre chez mes fournisseurs le temps que je fasse réparer ce sinistre qui m'aurait tout de même coûté près de 7000 € si je n'avais pas été assurée » Sans MAPAMAG elle reconnaît que le manque à gagner aurait été préjudiciable. « Depuis, je suis une vraie commerciale de la MAPA auprès de mes collègues pour ce service », plaisante celle-ci.

Interview réalisée en Octobre 2014.

Mme. Tavernier est suivi par l'équipe de MAPA Moulins.