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Le ramonage de cheminée, un réflexe dès la fin de l’hiver !

Publié le 5 mai 2017 - Modifié le 27 juillet 2017

Artisan entrain de ramoner une cheminée sur le toit d'une maison

Alors que les beaux jours reviennent, vous n’avez plus besoin de chauffage chez vous. La douceur du climat ne doit toutefois pas vous faire oublier l’entretien de vos équipements.

Si vous possédez une cheminée, mais aussi un poêle, une chaudière à bois ou encore un insert, l’entretien des conduits est une obligation ! Le ramonage est une étape incontournable qu’il ne faut pas négliger, car il vous protège notamment des risques d’incendie ou encore des risques d’intoxication. Faisons le point sur vos obligations exactes.

Le ramonage, l’entretien incontournable pour votre sécurité

Si vous utilisez un appareil producteur de chaleur avec un conduit d’extraction pour vous chauffer pendant l’hiver, alors le ramonage est indispensable pour assurer le bon fonctionnement de l’appareil, et une production en toute sécurité. Ramoner, cela consiste à retirer les résidus encore présents dans le conduit de cheminée. Bûches, granules ou morceaux de charbons laissent des traces dans les conduits. Ramoner permet de nettoyer la surface interne du conduit, et ainsi améliorer les conditions de fonctionnement.

Vous trouvez que votre cheminée fonctionne très bien ? Vous pensez que le ramonage n’est pas utile ? Vous avez tort. En plus de retirer les résidus, le ramonage permet de vérifier l’étanchéité du conduit. Les risques d’intoxication avec le monoxyde de carbone sont ainsi limités. Une intervention qui vise donc à vous protéger.

Sachez que le ramonage incombe à l'utilisateur. Il peut donc s’agir du propriétaire ou du locataire, dans le cas d’un bien en location.

L’obligation de ramonage est présente dans la loi

Si vous pensez pouvoir échapper à l’obligation d’effectuer un ramonage, alors vous vous trompez. Elle figure en effet dans les arrêtés préfectoraux, et une obligation annuelle (voire même biannuelle) est imposée selon les départements. La mairie de votre commune peut vous renseigner (en se référant au règlement sanitaire départemental de la commune).

Si vous ne pouvez pas justifier d’un ramonage réalisé dans l’année, vous vous exposez à une amende (jusqu’à 450 €[i]). Pour l’éviter, faites intervenir un professionnel reconnu par l’organisme professionnel de qualification et de classification du bâtiment (Qualibat). Le ramonage n’est pas très contraignant. Il dure en général moins de 30 minutes, et vous n’aurez pas à régler plus de 70 à 80 €.

La loi vous impose d’effectuer un ramonage annuel… et votre assurance peut, elle aussi, exiger cette opération pour vous couvrir. En effet, pour vous proposer une couverture totale en cas de sinistre, l’assurance peut vous demander de lui fournir chaque année le justificatif de ramonage. A défaut, vous pourriez subir une absence de couverture, voire une diminution de l’indemnisation en cas de problème.

[i]Le défaut de ramonage constitue une contravention sanctionnée par une amende de troisième classe. Selon le code pénal Article 131-13, modifié par Loi n°2005-47 du 26 janvier 2005 - art. 9 JORF 27 janvier 2005 en vigueur le 1er avril 2005, il faut compter 450 euros au plus pour les contraventions de la 3e classe : https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000006417256. Il s’agit bien d’une amende maximale.