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Jeunes Talents aujourd’hui, MOF demain ?

Publié le 16 mars 2017 - Modifié le 18 octobre 2017

Photo lauréats partenaires Rabelais Jeunes Talents 2017

Photo souvenir des lauréats des Rabelais 2017 avec les organisateurs et les partenaires.

Il y a des concours qui changent la vie. C’est, en tout cas, ce que se disent les 33 lauréats des Rabelais des Jeunes Talents réunis ce 13 mars 2017 à Paris. Chaque année, cette cérémonie, à l’initiative de la Confédération générale de l’alimentation en détail (CGAD), soutenue par la MAPA, propulse de jeunes bouchers, charcutiers, traiteurs, épiciers, cavistes, chocolatiers, pâtissiers, poissonniers, primeurs, restaurateurs… et promeut ainsi l’avenir de la culture gastronomique française.

« Je voulais prouver ma valeur »

Avant de monter sur la scène du Grand Rex, ce sont des heures de préparation pour chacun d’eux… Thomas Garnier, charcutier-traiteur, Adélie Nanche, fromagère, et Corentin Poirier-Martinet, pâtissier, en savent quelque chose.

Leur motivation ? Le goût du challenge, de valoriser leur art aussi bien pour eux-mêmes que pour la filière. Corentin, apprenti chez Laurent Duchêne, Meilleur ouvrier de France à Paris, explique : « J’avais aidé un ami à participer à ce concours l’année dernière : cela m’a motivé pour m’inscrire à mon tour. J’avais envie de me remettre en question, et prouver ma valeur en tant qu’apprenti. »

Leur point commun ? La ténacité, le courage de préparer le concours soirs et week-ends, à un âge où l’on préfère habituellement sortir faire la fête. « C’est une préparation non-stop, raconte Thomas, apprenti chez Pascal Joly, Meilleur ouvrier de France à Rennes. Tous mes temps de pause, le samedi après-midi, alors que j’étais normalement en week-end, je restais m’entraîner au travail. » Pour Adélie Nanche, salariée chez Pierre Gay, Meilleur ouvrier de France à Annecy, le constat est le même : « Je travaillais la théorie le soir, l’entraînement pratique se faisait en boutique. »

« Transmettre le savoir-faire, susciter les vocations… »

Un autre point commun les réunit : l’accompagnement de leurs patrons, tous artisans entrepreneurs ayant la capacité à transmettre et à encourager. C’est d’ailleurs le fromager Pierre Gay qui a parlé à Adélie du concours. De son côté, Corentin l’affirme aujourd’hui : « Ma victoire n’aurait pu être possible sans l’aide de la pâtisserie Laurent Duchêne, mais aussi de l’École de boulangerie et de pâtisserie de Paris où je me suis entraîné avec plusieurs formateurs compétents, et le soutien de Jean-Michel Perruchon de l’école Bellouet conseil. »

À Rennes, c’est une tout autre histoire : Pascal Joly croyait peu en son poulain. Avec son CAP et son BEP en boucherie, Thomas n’avait guère le profil du futur lauréat en charcuterie-traiteur ! Concours départemental, concours régional, concours du Meilleur apprenti de France… tous les succès de Thomas ont su néanmoins convaincre le Meilleur ouvrier de France qui l’a préparé aussi bien techniquement que mentalement. Le charcutier-traiteur explique : « À partir du moment où il travaillait, je l’ai grandement encouragé. C’est la philosophie des Meilleurs ouvriers de France : transmettre le savoir-faire, susciter des vocations, encourager à aller vers l’excellence. » Il ajoute : « Quinze jours avant le concours, il ne travaillait plus en magasin : il n’était plus que sur le concours. On l’a aidé à se concentrer, on a semé des embûches… on lui a fait refaire le concours trois fois ! Cela minimisait les risques et il était plus détendu le jour venu, car bien préparé. »

Photo de Thomas Garnier, Corentin Poirier-Martinet et Adélie Nanche, lauréats des Rabelais des Jeunes Talents 2017

Le goût de l’excellence avant tout

L’amour du métier, le goût de l’excellence est leur guide. C’est notamment pour cela que la MAPA s’associe chaque année à la manifestation. Vincent Loizeil, directeur général de la mutuelle d’assurance, explique : « Nous nous devons d’être là. Ce qui nous réunit, c’est le professionnalisme. Alors qu’ils n’ont que quelques années d’expérience dans leur métier, ces jeunes talents montrent d’ores et déjà une implication et une exigence dignes d’un niveau professionnel très élevé. »

Pour Pascal Joly, employeur de Thomas, mais aussi sociétaire à la MAPA, la participation de la mutuelle d’assurance est indiscutable : « La MAPA est partenaire de notre profession depuis toujours. C’est une vieille histoire entre les charcutiers et la MAPA… comme avec toutes les professions alimentaires sur lesquelles elle est spécialisée. Leur soutien aux Rabelais des Jeunes Talents va dans la continuité du partenariat avec les Confédérations nationales. »

« Être lauréat est un très grand privilège »

Et puis vient le jour des résultats : un succès pour Adélie, Corentin, Thomas et une trentaine d’autres jeunes. Adélie explique avec émotion : « C’est une très grande fierté. C’est très valorisant tant pour moi que pour notre filière, qui est ainsi mise en avant. » Ce qu’elle en a retiré ? « On ne peut ressortir de cette expérience inchangé, commente-t-elle. Le fait qu’il y ait des caméras, la scène, le public… on apprend sur soi, on apprend à gérer son stress. Mais on découvre aussi le métier sous un angle différent : on voit d’autres manières de travailler, d’autres techniques… C’est une manière de se remettre en cause. De plus, j’y ai fait de grandes rencontres, notamment à travers les acteurs de la filière présents, et certains MOF. »

Même écho chez Corentin : « Être lauréat des Rabelais des Jeunes Talents est un très grand privilège. Le concours m’a aidé à me rendre compte du niveau que j’ai acquis lors de ma formation. C’est une photographie de mes capacités et de ma motivation à un stade précis de ma formation. »

Mais c’est aussi une fierté pour ceux qui ont encouragé leurs apprentis, comme Pascal Joly qui avait, quelques années plus tôt, entraîné son propre fils, ce dernier ayant malheureusement échoué à la finale pour une erreur technique. « Cela a été une grande joie de voir Thomas qualifié : il était déterminé et s’est donné les moyens de faire aboutir son rêve. Sa participation a été importante, il a gagné en maturité, en confiance. » Mais, de l’avis du Meilleur ouvrier de France, « même s’il avait été mal classé, il aurait gagné quelque chose ! »

Et Thomas d’ajouter : « Ces concours donnent le goût de l’excellence. Cela m’a changé, je suis devenu plus rigoureux, plus déterminé. J’ai aussi envie d’en apprendre plus et de tenter d’autres concours plus tard. »

En ce lundi 13 mars, les voilà donc sur la scène du Grand Rex, prix à la main, représentant la culture gastronomique française, des étoiles dans les yeux. Serez-vous surpris si l’on vous dit que certains rêvent déjà de se préparer pour d’autres concours et, pourquoi pas, suivre les traces de leurs employeurs pour devenir un jour Meilleurs ouvriers de France ?

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Crédit photos : Cédric DOUX - Vikensi Communication pour la CGAD