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Entre Pros : La maison Guinon et son succès florissant !

Publié le 12 janvier 2016 - Modifié le 13 mars 2017

Un boulanger entrain de sentir un pain artisanal qu'il vient de préparer.

À VERSAILLES, C’EST SANS NUL DOUTE LE HAUT NIVEAU DE SERVICE QUI FAIT DE LA MAISON GUINON UNE INSTITUTION. FRÉDÉRIC CHARPENTIER RÉPOND À NOS QUESTIONS…

Racontez-nous votre histoire…

Je me suis associé il y a dix-neuf ans avec M. Julien, boulanger, pour acheter l’affaire. Avant notre arrivée, c’était un salon de thé qui fermait entre midi et 15 heures. Nous avons créé la boulangerie artisanale, lancé quelques années plus tard l’activité traiteur et nous avons ouvert de 7 heures à 20 heures… Ainsi, nous sommes passés de six à vingt-huit salariés, et on fait 2 000 baguettes par jour.

Comment expliquez-vous ce succès ?

C’est avant tout la qualité. Nous ne vendons aucune baguette blanche et aucune viennoiserie surgelée. Tous nos pains sont au levain, de tradition française. J’achète toute la matière première sur place, au marché : le beurre, le lait… Tout est fait maison, c’est d’ailleurs pour cela que nos croissants, nos pains au chocolat ne sont pas uniformes !
Côté traiteur, nous avons une gamme de sandwichs originaux dont je prépare les recettes. Cet été, par exemple, nous avons proposé un sandwich mozzarella, jambon de Parme. L’accueil est aussi déterminant. J’ai une équipe de vente polie, souriante… De plus, tous les deux ans je fais refaire les peintures extérieures et intérieures de la boutique. Un beau magasin, la gentillesse, de jolis et bons produit… et le bouche-à-oreille fonctionne très bien !

Comment fidélisez-vous vos clients ?

Ici, la fidélisation se fait tout naturellement. Lorsque nous avons dû fermer pendant deux mois à cause d’un incendie, nous avons reçu de nombreuses lettres de soutien. Mais cela ne nous empêche pas d’être toujours en éveil. Le coût de la vie a augmenté, le client est sensible aux prix : il faut donc tout le temps se battre pour trouver des nouveautés en réduisant les coûts. En parallèle, je suis vice-président de la Fédération des artisans boulangers des Yvelines : nous sommes en train de préparer des entremets pour les fêtes de Noël. Et nous réfléchissons aussi à des pains et pâtisseries sans gluten. Pensez-vous à l’avenir ? J’ai installé mon petit-cousin qui avait travaillé pendant dix ans avec moi, dans une deuxième boulangerie. De quatre salariés il y a trois ans, ils sont désormais six : c’est une belle évolution. Pour s’installer, le soutien d’une entreprise reconnue est important, compte tenu du contexte économique actuel. L’objectif est de le laisser grandir seul. Quant au devenir de mon entreprise, je le souhaite le plus longtemps possible artisanal