Eau en bouteille ou eau du robinet : laquelle préférer ?

Publié le 23 novembre 2016 - Modifié le 17 juin 2018

Femme entrain de boire un verre d'eau

Quelles sont vos habitudes en matière de consommation d’eau ?

Êtes-vous comme la majorité des français (65%) à consommer de l’eau du robinet quotidiennement, ou êtes-vous adepte des eaux en bouteille ? A moins que vous ne jongliez entre les deux ? Nous détaillons ici les atouts et les limites de chaque type d’eau. 

L’eau du robinet, la moins chère de toutes les eaux

Elle est souvent décriée par certains adeptes de l’eau en bouteille pour sa qualité médiocre et son goût, pourtant, l’eau du robinet possède de sérieux arguments. L'eau du robinet est sans doute le produit alimentaire le plus surveillé ! En effet, il existe 56 paramètres de potabilité définis par le Code de la santé publique dans le cadre des normes européennes. Le chlore, si souvent pointé du doigt, est utilisé pour assurer une qualité bactériologique de l'eau durant son transport dans les canalisations. Les taux sont infimes et non-dangereux pour la santé. Il est possible de la purifier encore, via des adoucisseurs d’eau (à placer directement sur l’arrivée d’eau), ou via des carafes filtrantes.

Le principal atout de l’eau du robinet, au-delà de sa qualité et de sa neutralité, réside dans son prix. En moyenne, un litre coûte 0,003 euros. Aucune eau minérale ou eau de source ne peut lutter ! Même les eaux en bouteille les plus abordables possèdent un prix 100 fois plus élevé.

L’eau en bouteille et sa « qualité »

En France, la consommation d’eau embouteillée est estimée à 118 litres par habitant chaque année. Difficile d’échapper à toutes ces eaux, qu’elles soient eaux de source, eaux minérales ou encore eaux pétillantes. Elles garnissent les rayons de nos supermarchés et se sont imposées dans le quotidien de nombreux français. Sont-elles meilleures que l’eau du robinet ? Il ne s’agit pas du même produit, notamment lorsque l’on parle d’eaux naturelles, qui ont logiquement un caractère plus « sain » en opposition aux eaux « retraitées ».

Mais ne vous y trompez pas. Une bonne partie de l'eau distribuée au robinet en France est en réalité de l’eau de source. A Paris, l’eau des sources de la Vanne ou encore l’eau des sources de l’Avre et du Loing sont notamment utilisées, une partie d’eau de la Seine et de la Marne étant aussi injectée dans le réseau.

Alors, quelle eau choisir ?

Deux arguments principaux plaident en faveur de l’eau du robinet. Premièrement, sa consommation est bien moins polluante que celle de l’eau en bouteille. Produire des bouteilles en plastique et les transporter jusque sur les lieux de distribution/vente, partout en France, cela représente un coût environnemental non négligeable. De plus, avec l’eau du robinet, pas de déchets plastiques à gérer post-consommation.

La seconde information à prendre en considération émane des conclusions d’une étude publiée par Orb Média en mars 2018. Celle-ci révèle que parmi plus de 250 échantillons d’eau en bouteille, obtenus auprès de 11 marques différentes, 93 % contenaient des microplastiques. À noter que ces particules ont également été détectées dans l’eau du robinet ; toutefois dans des proportions bien moindres. La quantité de microplastiques décelée dans les eaux en bouteille est deux fois supérieure à celle de l’eau du robinet. Pourtant, ces eaux en bouteille sont recommandées pour la préparation des biberons.

À ce stade, les dangers potentiels de ces microparticules sur la santé sont encore méconnus, et leur forte concentration au sein des eaux embouteillées non expliquée. Toutefois, les procédés industriels de mise en bouteille semblent pointés du point.