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Etude sur les conducteurs seniors

Publié le 10 juin 2015 - Modifié le 21 juillet 2015

Les seniors représentent aujourd’hui 16 % de la population, ce chiffre devrait presque doubler d'ici 2050. Leur permettre de conduire le plus longtemps possible en sécurité est un enjeu majeur.

Une étude pour mieux comprendre

La Fédération Française des Sociétés d'Assurance (FFSA) et la Prévention routière ont fait le point sur la conduite des seniors et ont décidé d'intensifier leurs actions dans leur direction.

Selon une étude récente, même si les 8 millions de titulaires du permis B âgés de plus de 65 ans reconnaissent avoir des difficultés sur la route, ils tiennent à conserver ce précieux sésame qui est le garant de leur autonomie.

Des conducteurs avertis mais plus fragiles

En effet, les plus de 65 ans représentent 16% de la population, mais 19% des tués sur les routes. Pourtant ils ne provoquent pas plus d'accidents que la moyenne des automobilistes. Ils sont juste plus fragiles que la plupart des autres conducteurs, d'où des accidents plus souvent mortels pour eux.

L'étude montre que les seniors parcourent en général moins de kilomètres par an (9 500 km contre 12 000 km pour l'ensemble des conducteurs) et qu'ils sont plus prudents que les autres: moins d'alcoolémie, vitesse moindre, etc.

Mais dans certaines situations, les seniors éprouvent des difficultés qui sont bien connues des formateurs, comme les giratoires ou les autoroutes. D’autres méritent également une attention particulière : situations de dépassement, conduite à proximité des poids lourds, difficultés à maintenir sa vitesse au même niveau que celle des autres, à redémarrer au « stop » ou en côte, à faire des créneaux, à conduire la nuit ou lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises, crainte des lieux ou des moments où la circulation est dense. L’ensemble de ces difficultés conduit les seniors à se replier sur des trajets connus. Ceci n'est pas mauvais en soi, mais il faut savoir que ça comporte des risques inhérents : inattention, dégradation de la capacité à s’adapter à des situations nouvelles.

Face à ces difficultés, trois types de comportements sont à distingués:

  • Les personnes qui nient les problèmes pouvant être liés à l'âge, refusent d'être évalué et ne se remettent pas en question.
  • Les personnes conscientes de leur état et de leurs problèmes. Elles sont demandeuses d'aide, d'information et de stage de remise à niveau.
  • Les personnes qui face à la dégradation de leur état acceptent ou décident d'abandonner le volant.

La France n'impose pas de contrôle médical aux seniors contrairement à d'autres pays. Les actions de la Prévention routière et de la FFSA s'orientent donc plus vers la sensibilisation et la prévention. Ils mettent en place des actions comme, l'information des médecins pour dialoguer avec leurs patients, la diffusion de conseils pratiques aux seniors sous formes de brochures, l'organisation de stages de remise à niveau et de formation, etc.