Le recrutement toujours aussi dynamique dans le secteur de l'alimentation de détail

Publié le 19 mai 2017 - Modifié le 18 octobre 2017

Commerçante souriante avec un tablier violet se tenant devant des distributeurs alimentaires

90 000 personnes recrutées en 2016 dont plus de la moitié de jeunes, voilà le bilan du secteur alimentaire sur une année, selon les données compilées par l’enquête nationale Bilan 2016/Perspectives 2017 de Recrutement menée par les Observatoires des métiers du Secteur Alimentaire. Et les perspectives pour la création d’emploi pour 2017 sont favorables !

Les chiffres du recrutement dans le secteur de l’alimentation de détail

Le secteur de l'alimentation de détail s’inscrit lui aussi dans l’engouement global du secteur alimentaire. En effet, parmi les 90 000 recrutements de 2016, une large partie revient à ces commerces de proximité. Logique car, parmi les 576 000 salariés du secteur alimentaire observés par l’enquête, 30% sont en poste dans un commerce de détail. Mieux, au sein des 52 000 établissements suivis, 73% d’entre eux sont des commerces de détail. Ainsi, si le secteur alimentaire dans son ensemble se porte bien, c’est en général le commerce de proximité qui en profite en premier.

Selon la CGAD, organisation qui rassemble 17 confédérations nationales de branche représentatives des différents métiers de l’alimentation, il faut au total parler de 1,1 million d’actifs (salariés et non-salariés) soit 4 % de la population active, qui travaillent dans le monde alimentaire. Parmi eux, pas moins de 150 000 jeunes sont en formation, et le CDI constitue la norme pour plus de 80% des salariés (étude complète ici).

Des besoins de recrutement variés

Les métiers liés au service, au conseil, mais aussi du transport se développent. Il suffit par exemple de voir le fort engouement pour certains traiteurs, ou encore pour des fromagers, des pâtissiers, qui développent une activité « livraison » et même des services sur-mesure pour les particuliers et les professionnels. Cela suppose la mise en place d’une prestation complète, avec du personnel détaché.

La vente traditionnelle aussi concentre beaucoup de besoins. Face à des consommateurs toujours plus curieux et attentifs à ce qu’ils consomment, le rôle de conseil et d’accompagnement est primordial. « Il y a des besoins en recrutement dans la plupart des filières, mais cela n’est pas évident à chiffrer » confie Isabelle Bricard, secrétaire adjointe de la Confédération générale de l’alimentation en détail (CGAD), sur le site Orientation pour tous. « Il est très difficile d’avoir des chiffres fiables, car nos professionnels passent peu par Pôle Emploi. Ils privilégient le schéma classique en affichant leurs besoins sur leur vitrine ou essaient de trouver des personnes grâce au bouche à oreille ».

Une chose est sûre, la bonne santé du secteur devrait continuer à se manifester en 2017. En effet, 20% des établissements envisageant de recruter en CDI et/ou CDD et 14% en alternance (selon Le Figaro).