Une coulée de boue
Un orage, une vague de boue ... et tout est à reconstruire ...
Septembre 2008, Alban, boucher charcutier traiteur, prépare ses commandes dans son laboratoire. Dehors, l’orage s’abat sur le village de Saint-Donat dans la Drôme, gonflant dangereusement la rivière qui le traverse,. Soudain, la porte craque, laissant place à une immense vague de boue qui le projette plusieurs mètres plus loin. En quelques minutes, c’est toute une vie professionnelle qui semble disparaître.
Comment faire alors pour reconstruire ? Sur quels appuis compter ?
Une affaire fragile devant les éléments
Comment imaginer, lors de son acquisition en 2006, que tout allait disparaître deux ans plus tard sous une coulée de boue ?
« Je me souviendrai longtemps de cette vague, commente le boucher. Cela a duré une heure environ… Puis, plus rien ! Mais quels dégâts : la boue avait envahi les chambres froides, cassé des carreaux, fendu les murs, emporté les matériels… Je n’ai pas pu sauver grand-chose. »
Une dimension mutualiste importante
Une fois le sinistre déclaré, toute l’activité d’Alban se focalise très vite sur la reconstruction de son affaire.
« Au début », explique-t-il, « c’était difficile. Du jour au lendemain, on se retrouve sans client. »
Pourtant, les tâches ne manquent pas : faire la paperasse, coordonner la relation avec les services vétérinaires pour la mise en place du nouveau labo, suivre les travaux, en réaliser même une partie… Les travaux, justement. Comment les débuter lorsque l’on n’a plus aucune source de revenus ? Il sollicite alors la MAPA qui lui verse des avances pour régler les acomptes aux artisans.
Le soutien psychologique indispensable
Une aide appréciée par le boucher car, au-delà du sinistre matériel, l’aspect psychologique reste bien à gérer. Anxiété, impatience, découragement, mais aussi parfois confiance, ténacité … Les humeurs sont variées dans une telle situation. « Heureusement j’ai été soutenu », commente Alban. « Par la Confédération d’abord, qui a su appuyer mes demandes quand il le fallait. Par la MAPA ensuite, dont l’inspecteur régleur m’avait donné son numéro de portable afin que je la joigne dès que j’avais un souci. Et enfin, par les professionnels du froid qui m’ont offert du matériel. Il faut dire que j’avais tout à changer : 7 chambres froides, les balances, les trancheuses, fours, labo, machine sous vide … »
La compréhension du métier en plus
Fin avril, La boucherie a rouvert. La satisfaction de voir les clients revenir et d’exercer à nouveau son métier, redonne le sourire au boucher : « J’ai envie de tourner la page, même si le dossier n’est pas clôturé : il nous reste à estimer la perte d’exploitation. Ce n'est pas facile : j’ai perdu une grosse partie des mariages de la saison, puisque les gens se décident
environ 6 à 8 mois avant la date. » Heureusement, la MAPA regarde plusieurs semaines après la réouverture, comment se passe la reprise afin d’avoir une vision réaliste pour mieux indemniser la perte d'exploitation.
Alban conclut : « C‘est bien d’être assuré auprès d’une mutuelle où le syndicat est impliqué et a son mot à dire. Lorsque je vois la boulangerie du coin qui ne peut toujours pas ouvrir parce qu’elle est en procès avec son assureur, je me dis que j’ai fait le bon choix. »




